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Baroque ou bizarre ?

Avatars de la bizarrerie aux XVIe et XVIIe siècles

Publié le 19 décembre 2016 Mis à jour le 19 décembre 2016

Onze chercheurs examinent la notion de bizarrerie en scrutant les occurrences de ce substantif ou du qualificatif correspondant, dans des œuvres françaises, espagnoles et italiennes des XVIe et XVIIe siècles, afin de discerner si elle conviendrait mieux que celle de « baroque », forgée a posteriori, pour caractériser certaines formes et certains comportements.

Première de couverture

Première de couverture

Onze chercheurs examinent la notion de bizarrerie en scrutant les occurrences de ce substantif ou du qualificatif correspondant, dans des œuvres françaises, espagnoles et italiennes des XVIe et XVIIe siècles, afin de discerner si elle conviendrait mieux que celle de « baroque », forgée a posteriori, pour caractériser certaines formes et certains comportements. L’étude des traductions du terme, de son utilisation dans des textes imprégnés d’idéologie religieuse, dans des réflexions – théoriques ou véhiculées par des personnages – sur les mœurs et sur l’art, révèle de profondes différences, voire de franches oppositions, entre les trois littératures : des valeurs ici positives, là négatives, s’attachent à la bizarrerie, éthique ou esthétique, la France se montrant réticente au bizarre comme au baroque.
Le bizarre paraît plus complexe encore que le baroque, le terme qualifiant des domaines que ne touche pas l’autre (Nature, particularités religieuses), sa valeur éthique l’emportant sur l’esthétique qui domine dans le baroque, un degré supérieur de fantaisie ou de trouble l’affectant. Finalement, un bon outil conceptuel, mais d’un maniement à réfléchir.

Mis à jour le 19 décembre 2016